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Stress, angoisse et blocages émotionnels : les chaînes invisibles de notre temps



Le monde moderne n’a pas besoin de chaînes de fer pour nous enfermer.

Il a inventé un fardeau plus subtil : le temps compressé, l’injonction de performance, l’écran qui brille sans cesse, le téléphone qui ne dort jamais. Chaque jour, nous sommes happés par un rythme qui n’est pas le nôtre, noyés dans des attentes infinies, mesurés par des critères qui n’ont rien à voir avec notre essence.


Le travail demande toujours plus. Les réseaux sociaux comparent, divisent, enferment. Les notifications nous dictent l’urgence, nous rappelant que nous ne sommes jamais assez rapides, jamais assez présents, jamais assez productifs.

Ainsi, le stress devient un état permanent, l’angoisse un compagnon de route, et les blocages émotionnels des murs qui se dressent entre nous et nous-mêmes.


Le stress : l’ombre du temps qui presse


Le stress est la fuite en avant, le souffle court, la tension permanente. Dans la vision de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), il contracte le Foie, empêche la libre circulation du Qi et se répercute sur le Cœur, jusqu’à troubler le Shen (l’esprit).

Physiquement, il se manifeste par des douleurs cervicales, des palpitations, une digestion perturbée. Spirituellement, il est la perte du présent : l’homme dépossédé de son instant.


L’angoisse : l’écho sourd du vide intérieur


L’angoisse ne crie pas : elle murmure. Elle serre la poitrine, bloque la respiration, étreint le diaphragme.

En MTC, elle est souvent logée dans le Maître-Cœur (TR/MC) et dans le Ren Mai, en particulier au niveau du RM17, « Shanzhong », la porte des émotions.

Là, l’énergie s’enferme comme un oiseau prisonnier, empêchant le souffle de descendre et la paix de s’installer. L’angoisse, c’est le vide qui se fait gouffre. L’absence de racine, la peur de tomber sans fin.


Les blocages émotionnels : les chaînes de l’invisible


Lorsque l’émotion n’a pas trouvé de chemin pour s’exprimer, elle devient un nœud. Ces nœuds, visibles à travers le corps et palpables dans le Qi, empêchent l’énergie de circuler.

Ils peuvent être hérités (traumatismes anciens, mémoires familiales), ou créés par des blessures récentes. Dans tous les cas, ils enferment l’être dans une répétition, une boucle vibratoire qui empêche l’élan vital de s’épanouir.


Le mensonge du sacrifice de soi


On nous a appris que penser à soi était égoïste.

Que nous devions toujours nous oublier pour les autres, donner sans fin, nous sacrifier pour prouver notre amour. Mais ceci est une illusion.


L’amour véritable est inépuisable. L’amour pour nos proches, pour nos enfants, pour ceux que nous portons dans notre cœur, ne se mesure pas à l’usure que nous infligeons à notre propre âme.

Être aligné avec soi-même, c’est être pleinement disponible aux autres.

Plus nous vibrons juste, plus notre présence est claire, douce et lumineuse. C’est une autre manière d’aimer : une vibration qui nourrit sans se consumer.


Se rappeler intérieurement : « Je suis la personne la plus importante » n’est pas un acte d’égoïsme, mais un acte d’amour. Car en prenant soin de sa propre lumière, on éclaire plus justement celle des autres.


Et pour bien le comprendre, il faut se souvenir que, malgré les soutiens et l’amour de ceux qui nous entourent, il est des passages que nous traversons seuls.

Lorsque nous naissons, lorsque nous mourons, face à nos doutes, à nos angoisses, à nos tristesses et à nos combats intérieurs, nous sommes seuls.

Même accompagnés, nous restons seuls à franchir ces seuils intimes. Ce n’est donc pas égoïste de se choisir soi : c’est reconnaître cette vérité et s’y préparer avec amour.


Ne prendre que ce qui est nôtre


Une grande partie de nos tourments vient de ce que nous portons des fardeaux qui ne nous appartiennent pas. Les jugements des autres, leurs frustrations, leurs colères, leurs projections.

Combien de fois avons-nous cru que nous étions responsables d’un malaise

qui n’était pas le nôtre ?

Combien de fois avons-nous porté la culpabilité d’autrui, pensant que c’était une faute de notre part ?

Non. Chacun marche son propre chemin. Ce qui ne nous appartient pas doit rester à la porte de notre conscience.


Se dire intérieurement : « Je prends uniquement ce qui m’appartient, et je laisse à l’autre ce qui lui appartient » est une manière de retrouver confiance en soi.

Mais aussi, paradoxalement, de refaire confiance aux autres — dans l’amour, la compréhension et le non-jugement.

Le vrai lâcher-prise n’est pas l’oubli, mais la lucidité : savoir reconnaître ce qui est nôtre, et ce qui appartient à l’autre.


Les clés de libération


La Médecine Traditionnelle Chinoise et les soins énergétiques


  • RM17 (Shanzhong) : libère la poitrine, allège l’oppression, rend le souffle fluide.

  • An Mian : apaise l’esprit, éloigne l’insomnie et calme les peurs nocturnes.

  • TR5 (Waiguan) et MC6 (Neiguan) : ouvrent les portes du Cœur, relient le mental et l’émotionnel, dissipent l’angoisse.

  • Manœuvre d’assouplissement de la cage thoracique : geste fondamental pour libérer l’oppression émotionnelle. Elle ouvre les poumons, relâche le diaphragme et réveille souvent des émotions profondes. Le patient peut parfois pleurer, rire, ou les deux en même temps.

Par ces points et ces gestes, le corps se souvient qu’il peut respirer, qu’il peut relâcher, qu’il peut redevenir fluide.  « La manœuvre d’assouplissement de la cage thoracique est une technique puissante qui peut libérer des émotions profondes. Elle ne doit être réalisée que par un professionnel formé, capable d’accompagner avec sécurité ce processus. »


La respiration et la méditation


La respiration est la clé. Elle est l’acte le plus simple, et pourtant le plus sacré.


La pratique centrale est la respiration 9-3-9, issue de la respiration des chakras.

Inspiration profonde en 9 temps, rétention douce de 3, expiration lente en 9 temps.


Elle harmonise les centres énergétiques, apaise le Shen et libère le mental.


À pratiquer autant que possible, même à l’extérieur, au grand air, en ouvrant les bras à l’espace et à la lumière. Car respirer ainsi, c’est se relier à l’univers et rappeler à l’âme qu’elle n’est pas prisonnière.


La méditation, guidée vers le cœur ou la gorge, accompagne ce souffle.

Elle permet d’observer sans juger, de reconnaître ce qui nous appartient et de laisser s’éteindre ce qui n’est pas à nous.


Posologie énergétique


  • Respiration 9-3-9 : trois cycles complets matin et soir, et dès que l’oppression ou l’angoisse se manifeste.

  • Méditation quotidienne : 15 minutes le matin pour s’ancrer, ou le soir pour dénouer la journée.

  • Qi Gong doux : mouvements d’ouverture et de fermeture de la poitrine, comme des ailes qui s’étirent, pour rappeler que nous ne sommes pas faits pour plier mais pour nous déployer.


La résonance hermétique


Les enseignements hermétiques résonnent avec puissance face à ce monde moderne :


  • Principe de vibration : tout est fréquence. Quand nous nous laissons envahir par ce qui n’est pas nous, nous descendons. Quand nous nous recentrons, nous élevons.


  • Principe de cause et effet : chaque pensée, chaque émotion retenue crée une onde. En prendre conscience, c’est reprendre la maîtrise de notre création.


  • Principe du mentalisme : l’univers est mental. Apaiser son esprit, c’est apaiser son univers.


  • Principe du genre : l’harmonie du Yin (réceptif, douceur, accueil) et du Yang (action, décision, rayonnement) nous permet de naviguer entre l’intérieur et l’extérieur sans nous perdre.


Symbolique énergétique de la manœuvre


RM17 — Shanzhong, la porte des émotions

Situé au centre de la poitrine, RM17 est comme une clef. Il régule le Qi du Cœur et des Poumons, apaise le Shen et ouvre la voie de la respiration.

En Médecine Traditionnelle Chinoise, c’est un point de réunion, un carrefour où se croisent les souffles vitaux. Travailler sur RM17, c’est rouvrir la « porte des émotions », là où souvent le stress et l’angoisse dressent leurs murs invisibles.

Lorsque les mains du praticien forcent et guident la respiration à ce niveau, elles ne font pas qu’ouvrir la cage thoracique : elles forcent aussi l’âme à se souvenir qu’elle peut s’exprimer. Pleurer, rire, trembler…

chaque mouvement est une décharge, une vérité qui remonte à la surface.


P1 — Zhongfu, le palais du souffle

P1 est le point Mu du Poumon, là où se loge la tristesse. Il est le lieu où la respiration se fait chemin entre l’extérieur et l’intérieur, entre l’air et le sang, entre le monde et l’être.

C’est un point fondamental pour libérer les émotions retenues dans le Poumon : les sanglots étouffés, les phrases jamais dites, les chagrins jamais partagés.

La manœuvre d’assouplissement, en forçant le souffle à se déployer ici, agit comme une délivrance : le poids de la tristesse se délite, la poitrine retrouve sa capacité à se gonfler sans crainte.


La résonance subtile


RM17 et P1 sont comme deux portes d’un même temple : l’une ouvre l’accès aux émotions, l’autre au souffle vital.

Travailler la Manœuvre d’assouplissement de la cage thoracique avec ces deux point, c’est réaccorder l’âme et le corps. C’est rappeler que l’être humain n’est pas fait pour se comprimer, mais pour se déployer.

Mystiquement, cette manœuvre traduit le principe hermétique de vibration : ce qui était figé, durci, en stagnation, est remis en mouvement. Le praticien devient alors l’instrument qui rappelle au patient : « Tu peux respirer. Tu peux vibrer. Tu as le droit de te libérer. »  « La manœuvre d’assouplissement de la cage thoracique est une technique puissante qui peut libérer des émotions profondes. Elle ne doit être réalisée que par un professionnel formé, capable d’accompagner avec sécurité ce processus. »

L’harmonisation des chakras

Au-delà de l’ouverture physique, ce geste réactive plusieurs centres énergétiques :

  • Le plexus solaire se détend, ramenant force intérieure et clarté de volonté.

  • Le chakra du cœur s’ouvre, permettant à l’amour de circuler sans retenue, en douceur et vérité.

  • Le chakra de la gorge se libère, rendant la parole plus fluide, sincère et alignée.

Ainsi, la manœuvre d’assouplissement de la cage thoracique ne libère pas seulement les poumons, elle libère l’histoire que le corps avait enfermée. Elle réveille la mémoire du souffle originel, celui qui nous relie à la vie… et réaligne les chakras, pour que l’être tout entier puisse à nouveau vibrer en harmonie. ✨

Conclusion : Là où les chaînes se brisent

Nous portons tous des cicatrices invisibles. Elles se cachent derrière un sourire, derrière des mots retenus, derrière un souffle qui s’arrête trop tôt.

Et pourtant, au-delà du poids, au-delà des blocages, il existe une porte qui ne demande qu’à s’ouvrir.


Le stress, l’angoisse, la douleur intérieure ne sont pas des ennemis.

Ce sont des messagers. Ils nous disent : « Écoute-toi, reviens à toi, redeviens vrai. »Et dans ce retour, il n’y a ni égoïsme, ni faiblesse. Seulement un courage profond : celui d’aimer assez pour se choisir.


Respirer, c’est se rappeler que nous sommes vivants.

Laisser couler une larme, éclater d’un rire, c’est redonner au corps sa langue oubliée.

S’ouvrir, c’est redevenir fluide, comme l’eau qui contourne la pierre et finit toujours par rejoindre l’océan.

Vous n’êtes pas seul.


D’autres ont traversé ces mêmes ténèbres, ont senti ce même poids, et savent que derrière lui, il y a une aurore.

Cette aurore, c’est la vôtre.


Alors, accueillez le souffle comme une prière, accueillez vos émotions comme des alliées. Et dans ce mouvement, laissez-vous renaître, libre, apaisé, vibrant.



🙏 Si ces mots ont résonné en vous, offrez-les à d’autres : notez, commentez, partagez… Ensemble, faisons circuler la lumière.

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